A la suite à la parution en décembre 2002 du décret organisant la filière des pneumatiques usagés, la collecte et le traitement des nouveaux pneumatiques ont fait l’objet d’une organisation au niveau national permettant d’éliminer et de valoriser de manière efficace ces déchets.
La question des stocks constitués avant la mise en place de la filière est alors devenue primordiale en raison des risques que ces dépôts présentent tant pour l’environnement que pour la sécurité des riverains :
- incendies,
- prolifération de serpents et de moustiques (les pneumatiques entreposés à l’air libre sans protection contre les intempéries constituent un lieu privilégié de prolifération des larves de moustiques potentiellement vecteurs de virus tels que le Chikungunya),
- importante pollution visuelle,
- perte de valeur et de fonction sociale des terrains concernés (frein aux projets d’aménagements des communes, ZAC, zones industrielles…).
L’ADEME, l’éco-organisme Aliapur et l’association Robin des Bois ont évalué ces stocks à 61 sites de plus de 20 tonnes de pneumatiques chacun.
Les entreprises et organisations professionnelles membres de l’association sont très conscientes du problème que représente l’existence des stocks historiques.
Dans le cadre de la conception éco-citoyenne et sociétale de leurs actions, elles estiment donc qu’il est de leur devoir de contribuer activement à leur disparition.
